giovedì 22 giugno 2023

Maitresse – Barbet Schroeder

sembra una storia un po' squallida, ma le cose non sono come sembrano, forse peggio, di sicuro non mancano i misteri.

Ariane fa un lavoro un po' strano, e si innamora del ladro Olivier.

ed è amore vero, tra una terapeuta del sesso e dell'umiliazione (i clienti hanno sempre ragione) e un innamorato che crede di capire, ma è sempre un passo indietro.

due ottimi attori rendono il film davvero interessante.

buona visione - Ismaele


 

 

 

Non conosco il francese, ma, anche se il titolo del film di Schroeder (lasciato ingannevolmente inalterato nella versione circolata in Italia) rimanda alle tenutarie degli esercizi chiusi dalla Legge Merlin, direi che bordelli e compagnia non c'entrano niente. Qui Maitresse significa, in senso proprio, padrona (Personne qui a un pouvoir de domination sur les êtres ou les choses. − Personne qui a quelqu'un sous sa dépendance, sous son autorité), qui specificamente in senso sessuale sadomasochista. Niente di morboso, comunque: la protagonista (Ogier) si fa pagare, ma non è una prostituta; piuttosto, la si potrebbe definire una terapeuta, molto professionale, per clienti/pazienti masochisti, sui quali esercita le pratiche sadiche che essi pretendono. Con esiti talvolta disturbanti e talaltra volta inevitabilmente comici, come quando Olivier (Depardieu), penetrato nel sancta sanctorum della compagna, picchia un cliente chiuso in una gabbia e quello protesta "ahi! mi fai male!" (viene in mente quella freddura secondo la quale «dopo una fase di studio, i due pugili sono venuti alle mani»). Le parti migliori del film, in ogni caso, sono, secondo me, l'inizio - durante il quale Olivier ed il suo amico Mario, sotto la copertura della vendita di libri d'arte, studiano appartamenti da svaligiare - ed il finale, quando Olivier vaga per Parigi, finendo al mattatoio, dove vengono macellati i cavalli.

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l'histoire d'Olivier et Ariane est à la fois diversion face à une déshumanisation possible de ces pratiques - ces fouets, ces trucs, ces ordres - et compressée par le latex. L'humour est aussi là, discret – le menottage d'Olivier et Mario, Ariane en ange sans miséricorde, la pâtée au champagne pour chiens préparée par la bonne ou la visite chez Emile. La veine documentaire de Schroeder est bien sûr saillante dans les scènes de domination, jouées par de vrais pratiquants [Bulle Ogier, formidable de séduction opaque, étant doublée pour les scènes les plus techniquement difficiles] : mais il n'y a aucun voyeurisme, le réalisateur sait être clinique. Les lumières aident, elles sont de Nestor Almendros [et les costumes de Karl Lagerfeld], qui peint intelligemment l'appartement supérieur, spacieux et éclairé, et le boudoir inférieur, noir de marbre et aux néons dépressifs. Schroeder s'arrête à temps et Dieu sait que certaines scènes heurteront la sensibilité de certains spectateurs [un monsieur cloué au pilori]. Mais on a saisi ce qu'il fallait, la parole, les dos qui se courbent, le théâtre. En 1931, Walter Benjamin écrivait ceci (3) :"Ce dont il s'agit dans le théâtre d'aujourd'hui se définit plus exactement par rapport à la scène que par rapport au drame. Il s'agit en effet du comblement de la fosse d'orchestre. L'abîme séparant les acteurs du public comme les morts des vivants…"
Le fait est qu'en regardant Ariane à l'œuvre, en tant que spectateur, je me sens tour à tour mort et vivant. Les personnages aussi, probablement…

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Maîtresse (1976), film sorprendente sobre un provinciano que llega a París para trabajar de paisajista, Olivier (Gérard Depardieu), y termina enredado primero con un amigo ladrón que utiliza de tapadera la venta de libros sobre arte, Mario (André Rouyer), y después con una dominatrix profesional, Ariane (Bulle Ogier), que lo descubre robando y le paga para que le orine y le eyacule en la cara a uno de sus clientes travestidos, todos muy fanáticos del cuero brillante.

 

Mediante el latiguillo narrativo -digno de la picardía del sexploitation de los 60 y 70, uno que combinaba el nihilismo y la desfachatez crónica- del amor entre Olivier, quien pronto abandona las correrías delictivas con Mario para mudarse al departamento de la ninfa, y esa Ariane que trabaja en su hogar aunque mantiene separada su vida privada de la existencia pública, en especial a través de teléfonos diferentes y hasta una planta alta que hace las veces de aposento tradicional y una baja símil calabozo para las distintas puestas en escena de la humillación y el dolor placentero, la película indaga en las muchas contradicciones de las relaciones humanas porque Olivier nada tiene que ver con el universo de la fémina pero acepta dejar de lado su trasfondo dominante para convivir de igual a igual con Ariane, la cual a su vez se muestra como una fuerza ultra gélida de la libido -esa “ama” o “amante” o “maestra” a la que se refiere el polisémico título original en francés- aunque en realidad es también una mujer vulnerable ya que está a merced de un hombre millonario y poderoso que tiene la custodia del hijo pequeño de ambos, un tal Gautier (Holger Löwenadler) que la controla a su gusto imponiendo encuentros, quitándole el dinero que gana y aparentemente extorsionándola con las visitas al mocoso, un juego hegemónico por cierto refrendado sin resistencia alguna por esta prostituta del jet set capitalista que en sí no tiene sexo con sus clientes. El guión de Schroeder y Paul Voujargol apela a un naturalismo bastante sutil que contrasta el romanticismo tradicional de la relación entre los amantes y el ir y venir de una mucama avejentada, Lucienne (Nathalie Keryan), con los pormenores más “coloridos” del oficio de ella, como tener a varones en jaulas, montarlos, alimentarlos como perros, darles latigazos, colgarlos, empalarles el pene, perforarles los pezones, someterlos a un potro de tortura, apagarles cigarrillos en las manos y/ o participar en orgías voyeuristas con detalles bondage y de flagelación. La crisis, por supuesto, llega por la dependencia mutua creciente mediante los ataques de pánico de la mujer y esos celos de Olivier en relación a Gautier…

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Uno spiantato si fa coinvolgere in una relazione con una dominatrice: fin dove si spingerà? Film in cui il rischio di cadere nel ridicolo, specie per chi non è interessato al bdsm, è altissimo, ma Schroeder è bravissimo nell'evitarlo. Così come meritoriamente evita qualsiasi tipo di giudizio sui personaggi e su ciò che mostra, senza pruriginosi voyerismi, con grande libertà. Certo, dopo un po' la storia mostra di non avere tante frecce al suo arco e potrebbe annoiare nelle scene in cui mostra le pratiche bdsm, ma va in porto senza problemi. Buono, il finale. Bravissima la Ogier.

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Sorti peu de temps après l'adaptation cinématographique d'Histoire d'O de Just Jaeckin, Maîtresse, on l'aura vite compris, s'éloigne de cet érotisme factice trahissant l'essence même de son sujet, en se rapprochant davantage sur un ton plus léger des sulfureux et contemporains de Salo de Pier Paolo Pasolini ou de L'empire des sens de Nagisa Ôshima. De ces scènes sadomasochistes, faisant office d'électrochocs [1] pour le spectateur non coutumier du fait (soit le spectateur lambda au milieu des années 70), filmées dans un style proche du documentaire, avec de véritables pratiquants dans un appartement parisien transformé pour l'occasion en donjon SM, Barbet Schroeder ancre son long métrage fictionnel dans une réalité crue, sans artifice, alors que le cœur du film tourne autour des fantasmes des protagonistes, des clients au couple formé par Ariane et Olivier.
Couple ambigu et paradoxal, interprété par une surprenante Bulle Ogier (loin de l'image qu'on pourrait se faire d'une dominatrice et de ses précédents rôles) et un bouillant Gérard Depardieu à la fragilité trouble, les deux amants renversent autant le schéma patriarcal établi, qu'ils sont à la recherche d'une relation parfaite, au-delà de toute soumission et dominance. Réflexion sur le pouvoir, ou plutôt sur les différentes formes que celui peut prendre, la présence du dénommé monsieur Gauthier, protecteur et souteneur d'Ariane, venant jouer les éléments perturbateurs, Maîtresse fait également écho dans sa conclusion avec deux décennies d'avance à celle de Crash de David Cronenberg, l'épilogue joyeux originel cédant cette fois-ci sa place à une noirceur fataliste. 
  
Non dénué d'humour, comédie étrange se piquant de jouer avec la morale bourgeoise et les bonnes mœurs tel son illustre pair Luis Buñuel, ce quatrième long métrage de Barbet Schroeder s'inscrit sans conteste comme l'une des plus belles réussites du cinéaste suisse.

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