Alice e Kit sono amici e forse vorrebbero essere più che amici.
vanno a fare un piccolo viaggio, in autostop, per trovare la mamma separata di Kit.
in un bellissimo bianco e nero, con il "fantasma" di Andy Warhol che accompagna Kit, i due giovani arrivano dalla madre di Kit, un'artista non troppo felice, che vive in affitto nella casa di un cambogiano.
nel film sembra non succeda niente, in realtà succede tutto, lentamente, ma profondamente, Alice e Kit si conoscono davvero.
un piccolo gioiellino, da non perdere, se lo trovate, Bruce McDonald è davvero bravo.
buona visione - Ismaele
QUI il film completo, con sottotitoli in inglese
Comme tout bon film d’époque, le
récit de Weirdos est
intemporel : un modeste et charmant road-movie sur le passage à l’âge
adulte qui ne prend toutefois pas son sujet à la légère. En seulement 85
minutes, McDonald arrive à esquisser le portrait complet de
deux adolescents (relation, familles, troubles, inquiétudes...) et nous permet
d'identifier rapidement la quête implicite de Kit et Alice, deux paquets
d’incertitudes à la recherche de réponses à des questions qu’ils ignorent.
Tout au long de l’aventure, le
scénario sème des graines narratives qui germent au cours d’un acte final
étonnamment dramatique. Sur les routes de la Nouvelle-Écosse, leur escapade
insouciante est entrecoupée par diverses réalités auxquelles ils doivent faire
face, rattrapés par ce qu'ils cherchent à fuir. Le ton léger du film dissimule
une anxiété latente que l’on perçoit ici et là, mais qui devient trop évidente
pour être ignorée lorsque toutes les tensions irrésolues se rencontrent. Sans être
trop lourde, la finale nous confronte à l’évidence que l’adolescence est loin
de n’être que soirées arrosées, sexe, irresponsabilité et insouciance – même si
le film contient un peu de tout cela.,,
…Outre sa mise en scène rafraîchissante de simplicité,
McDonald avoue une tendresse infinie pour ses personnages, se révélant ainsi
sous un jour qu’on ne lui connaissait guère. Certes, il ne réinvente rien à un
récit déjà maintes fois exploré, mais se prête au jeu tout en douceur, en
gardant les dénouements les plus sombres au second plan et en laissant éclore
le charme de jeunes comédiens de la relève, dont Julia Sarah Stone (remarquée
dans The Year Dolly Parton Was My Mom de Tara Johns en 2011). Il en résulte une
œuvre sensible, opposant comme il se doit l’univers de l’enfance à celui des
adultes – à peu près tous des « weirdos » assumés – tout en maniant
le choc des générations avec décalage et naturel. Grâce à un noir et blanc
granuleux qui sied parfaitement à l’époque dans laquelle se situe l’action, la
directrice photo Becky Parsons parvient à dépeindre de très belle manière les
paysages côtiers de la Nouvelle-Écosse, lieux improbables aux frontières de
notre monde, et à les transfigurer en autant de lieux de rencontres à mi-chemin
entre la norme et la marge, propices à de profondes révélations intimes.
…Sceneggiato dal drammaturgo, attore e regista Daniel MacIvor (1962), che per Bruce McDonald aveva già scritto “Trigger”, fotografato (B&N, 2.35:1) da Becky Parsons, al suo esordio nel lungometraggio, montato da Duff Smith (“Algonquin”, “the Husband”, “River”, “Sweet Virginia”, “DreamLand”, “StanleyVille”), qui alla sua prova più matura dopo i praticantati sui set di “PontyPool”, “Year of the Carnivore” e “Defendor”, e musicato da Asif Illyas in sintonia con la playlist di cui sopra (e, fra gli “strambi onorari”, Atom Egoyan e Don McKellar), questo “Weirdos” illumina uno squarcio di realtà, devastando lo spettatore con una pacificazione furibonda…
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