domenica 12 luglio 2015

L’assassino abita al 21 - Henri-Georges Clouzot

tratto da un romanzo di Stanislas-André Steeman (grande scrittore di libri gialli apparsi solo nelle edicole), è il primo film che Henri-Georges Clouzot gira da solo, nel 1942.
la storia è piena di incastri e colpi di scena, thriller e commedia viaggiano insieme, ci sono  i morti e ci si diverte, anche.
attori bravissimi in una sceneggiatura perfetta (parente di "dieci piccoli indiani).
cercatelo e godetene tutti - Ismaele





Ce polar joue sur son twist final et sur les fausses pistes qui se multiplient. Très en avance, Clouzot distille indices – trompeurs ou non – sur les divers locataires. On plonge dans une ambiance littéraire, soulignée par les choix scénaristiques – comme le long passage central dans la pension – ou les phrases comiques. 
De même, l'adaptation aurait pu être théâtrale, sans que l'interprétation eut besoin de modifications. La ryhtmique est donc soutenue par les diverses suspiscions et finalement peu de faits se trouvent avérés avant les dernières minutes.
Le huis-clos est superbement travaillé. L'enquêteur se trouve dans une situation bien délicate, qui donne encore plus de saveur à la situation.
Mila – sa femme – le rejoint et est à deux doigts de griller sa couverture. Elle reste sur la corde raide alors que Wens tente d'empêcher une gaffe de sa part.
Au final, c'est une réussite complète. Une brochette d'acteurs convaincants et des dialogues savoureux forment une crème onctueuse dont on se délècte. Le suspens est bien maintenu et le twist reste un classique, très efficace. Un polar rentré dans le panthéon du cinéma français.

Menée sur un rythme endiablé, portée par des dialogues savoureux et une intrigue riche en rebondissements, cette comédie policière se transforme sous la houlette de Clouzot en petit théâtre de la noirceur humaine. De repère d’hurluberlus inoffensifs, la Pension des Mimosas se mue en une arène où se déchirent sans pitié quelques représentants de notre société. Clouzot n’a que peu d’amour à apporter à ses semblables, et L’Assassin habite au 21, sous ses atours de comédie emportée, ne déroge pas à la règle. Pour sa première réalisation, le cinéaste fait montre d'une grande maîtrise du suspense, du rythme et de l’ambiance. Il a auparavant déjà côtoyé le personnage de Wens, ayant signé l’année précédente le scénario du Dernier des six de Steeman que le cinéaste Georges Lacombe mettra en scène avec déjà Pierre Fresnay et Suzy Delair. Tout deux forment un duo digne des comédies hollywoodiennes et le film, tourné pour le compte de la Continentale pendant l’Occupation, est en quelque sorte un succédané aux films américains devenus invisibles aux spectateurs français. Mais, spécialité maison, il ajoute au plaisir d’une enquête à la Agatha Christie un tableau terrifiant sur la capacité de l’homme à faire le mal.

 L’assassino abita al 21 inizia con una scena magistrale. Un clochard, vittima sacrificale, esce da un bar dove ha appena detto agli altri avventori, che lo mettono in guardia circa questo misterioso assassino di cui parlano i giornali, questo fantomatico Monsieur Durand, di essere tranquillo e non credere ai giornali. Passeggia in una strada notturna, bagnata da una recente pioggia. Un’ambientazione archetipica del noir, le luci e il buio e le ombre, i riflessi delle prime sull’asfalto umido che funziona da specchio. La mdp si abbassa a inquadrare un bastone a punteruolo, l’arma del delitto, che viene afferrato da mani che spuntano dai lati dell’inquadratura. Colpo di scena: siamo, e siamo stati finora senza saperlo, all’interno della soggettiva dell’assassino. L’omicidio, feroce, è ormai ineluttabile. La prima scena di uccisione nel film è già una parabola della visione e prelude a tutto un cinema che verrà, da Peeping Tom a Dario Argento, l’estetica del delitto, la bellezza dell’uccisione e della morte.
Clouzot è capace di citare, in un dialogo, quell’assassino “dei giorni nostri” di Düsseldorf, riferendosi al serial killer che ispirò M – Il mostro di Düsseldorf. E mostra un grande senso di composizione dell’immagine. Nella scena per esempio dell’interrogato con alle spalle un’ombra enorme, da Ivan il terribile; o in quella della tre bambine, a grandezza scalare, in prima fila tra il pubblico dello spettacolo di magia.
E arriva alla scena straordinaria del prestigiatore, che trova nella sua cassa magica, invece della ragazza che doveva riapparire, ancora un cadavere con il biglietto da visita di Monsieur Durand. Il meccanismo del whodonit del giallo classico è in effetti simile a un gioco di carte da prestigiatore, con il mettere sul tavolo le varie figure, mescolarle, pescare una carta dal mazzo, il colpevole, che non è mai quella che ci si aspetta. Cosa che in effetti si verificherà anche qui, con tutta la parte, claustrofobica, da camera, nella pensione Le mimose, al numero 21 di avenue Junot, sorta di villa de L’angelo sterminatore, universo chiuso, concentrato, da cui non si può uscire.

Dans ce magnifique jeu de massacre, seul l’humour – parfois franchement absurde – vient tempérer l’extrême noirceur du propos. La pétillante Suzy Delair apporte également une touche de fantaisie qui rétablit l’équilibre et permet à l’œuvre entière de ne pas sombrer dans le pessimisme le plus radical. Toutefois, le long-métrage ne serait pas aussi jubilatoire sans le jeu impeccable d’un casting quatre étoiles. De l’incroyable Jean Tissier, dégoulinant de miel amer, jusqu’à Noël Roquevert qui sort pour une fois de son personnage un rien stéréotypé en passant par l’immense Pierre Larquey, tout ce beau monde joue sa partition comme de véritables stradivarius de la comédie. Gros succès du cinéma français de l’Occupation, ce chef d’œuvre absolu est sans nul doute l’un des meilleurs films policier de l’époque. Et de loin…

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