sabato 27 luglio 2013

Alois Nebel – Tomás Lunák

un film che è animato, ma non per bambini.
un racconto che affonda nella storia e che a partire da lì deve trovare la sua soluzione.
l'atmosfera è buia e triste, Alois è un brav'uomo, solitario è dire poco, c'è anche un gatto e Kveta, e anche amici che è meglio perdere che trovare.
a me è piaciuto molto, e così spero di voi - Ismaele





La fascination qu'exerce ce récit, doit beaucoup au traitement des décors, impressionnants de précision, valorisant chaque ombre, chaque lumière en déplacement (des phares dans la nuit qui éclairent les contours des arbres, un train qui fait briller des rails...), tout en restant d'ordre schématique, ce qui rend l'image à la fois lugubre et séduisante. La qualité de l'animation, est notamment liée au principe même de sa conception, le « rotoscoping », procédé datant de 1915, le film ayant d'abord été tourné avec de vrais acteurs, avant de faire l'objet d'un dessin par-dessus la pellicule (contrairement à « Valse avec Bachir » qui était fait de dessins purs). Selon l'auteur, cela a permis de rester proche de la trilogie des bandes dessinées dont est adapté le film.
Jouant sur l'aspect hypnotique de certains passages, avec le décompte méthodique des horaires de passage des trains dans différentes gares, l'auteur amène avec douceur les transitions vers les cauchemars de Nebel. Intense malgré son rythme plutôt lent, le film trouve son climax lors d'une nuit d'orage, ayant pour conséquence diverses inondations et le blocage de certains personnages, permettant ainsi au dessein du personnage muet de prendre place. Comme si après le brouillard (« nebel » en allemand) l’accalmie revient et la vie (« leben » en allemand et verlan de « nebel ») peut enfin reprendre, loin des fantômes d'un honteux passé. « Alois Nebel » est donc un beau projet, mêlant récit captivant, animation hypnotique et personnages complexes. Espérons que cette œuvre forte et touchante trouve le chemin des salles en France.

Tratto dalla grafic novel di Jaroslav Rudiš e Jaromír 99, Bílý Potok, ispirata ai fumetti americani degli anni '50, ma con un disegno tipico del realismo socialista di propaganda. Il disegno in bianco e nero rende benissimo l'atmosfera plumbea, spettrale, di desolazione della Cecoslovacchia di fine degli anni '80. Di quell'aggrovigliarsi di tensioni che venivano dal passato non ancora risolto, di quell'accumularsi di attriti e rivendicazioni che non facevano prevedere nulla di buono.
Alois Nebel vorrebbe dimenticare il suo passato, vorrebbe rischiarare la nebbia che lo avvolge. Ma per poterlo fare dovrà conoscere le cause della sua angoscia, del suo malessere, e dovrà fare i conti con questo passato.

 Desde la soledad, nostalgia y añoranza de su personaje, hasta la representación del paisaje en general, que logra expresar la atmósfera gélida, densa y cargada de esos momentos. Alois Nebel es una pieza de gran belleza, donde la narrativa, aunque es lenta y pausada, nunca deja de ser hipnótica. La fotografía de Baset Jan Strítezský es excelente; la música – creada por Petr Kruzík— que acompaña las escenas es vital para la construcción del tempo y el ambiente; los personajes están muy bien dibujados (en el amplio sentido de la palabra), culminando un todo cuyas partes funcionan como un reloj. Un cuento con alma propia que traspasa al espectador y lo contagia, lo conmueve y lo hace vivir tantas emociones que muchas películas convencionales ni siquiera llegan a rozar. Una obra de arte llena de planos magistrales, escenas impactantes por su carga de dolor, nostalgia y añoranza. Un relato en blanco y negro, que al mismo tiempo está lleno de oscuridad y luz, sobre todo con ese final tan hermoso y absolutamente esperanzador. 

Alois Nebel oscille en grande partie entre les flashbacks vers le passé de l’après-guerre et la fin du régime communiste. Même si la révolution de velours n’y est pas traitée en tant que telle, on apprend par bribes qu’une page d’histoire est en train d’être tournée en ces derniers mois de 1989.
Si celle-ci n’apparaît qu’en filigrane du récit d’Alois Nebel, ces deux pivots temporels, déterminants pour l’histoire de la Tchécoslovaquie, rejoignent la grande histoire, celle d’un XXe siècle européen secoués par de nombreux bouleversements. Jaroslav Rudiš :
'« C’est clairement une histoire centre-européenne qui est compréhensible déjà dans tous les pays environnants : la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, l’Allemagne. Mais je veux croire que même si le contexte historique peut au premier abord sembler peu clair, il reste l’histoire personnelle d’Alois, qui est universelle : il perd son travail, il est poursuivi par le passé, il a subi un traumatisme et doit reprendre pied. Il doit aussi tomber amoureux. Pour moi c’est aussi une grande histoire d’amour même si elle est tardive dans sa vie. Je pense que ça fonctionne. L’histoire est un peu en retrait même si elle est présente. Mais c’est aussi le récit d’une région particulière, cette région difficile qui joue un grand rôle. »
da qui

6 commenti:

  1. Bello, un po' troppo cupo per i miei gusti, più disilluso che disincantato, ma le atmosfere rendono che è un piacere e la storia è commovente.

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    1. è un film doloroso, come dev'essere stata la storia sulla pelle delle persone, in quei posti, e questo è reso benissimo.
      e riesce anche a commuovere, hai ragione.

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  2. È piaciuto molto anche a me: per i disegni, per la trama, per l'atmosfera cupa.

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    1. sembra che il sole non arrivi mai, e però arriva Kveta, dopo tanto dolore

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  3. Dimenticavo: grazie per la citazione :)

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